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Les travailleurs de Brussels Airlines sont inquiets sur leur avenir et celui du secteur aérien

Les travailleurs de Brussels Airlines sont inquiets sur leur avenir et celui du secteur aérien

Les travailleurs de Brussels Airlines sont inquiets sur leur avenir et celui du secteur aérien

Le secteur aérien et ses secteurs connexes connaissent actuellement une crise sans précédent. Les travailleurs y travaillant vivent actuellement dans une angoisse jamais vécue auparavant. Ils ne sont pas les seuls mais ils savent bien que leur avenir dépend de tractations entre différents Etats et leur employeur (Lufthansa).  

Nous observons, en tant que syndicats de Brussels Airlines, un jeu d’influence entre la maison mère de l’entreprise (la Lufthansa) et les différents Etats où l’entreprise est présente. Leur entreprise fait donc valoir sa survie en négociant avec les Etats séparément.

Ainsi, la Lufthansa, en proie à des difficultés financières, fait appel à l’aide des différents Etats pour garantir sa solvabilité et le maintien de ses activités et de ses emplois dans l’avenir. Seuls les Etats semblent encore avoir les moyens de sauver ces grosses entreprises qui continuent à les mépriser.

Nous observons également que les différents Etats, avec lesquels la Lufthansa est en négociation, demandent des garanties tout à fait légitimes concernant l’aide qui leur est demandée.

En effet, tous les Etats concernés se disent soucieux d’avoir des garanties en échange d’aides financières afin de respecter les engagements qu’ils ont pris en signant les accords de Paris ou en voulant avoir des garanties concernant les emplois qui sont actuellement en grave dangers. Ces demandes nous paraissent légitimes.

Cependant, nous déplorons que les différents Etats ne se coordonnent pas pour s’organiser afin d’avoir une stratégie commune afin de soutenir un secteur qui nous parait essentiel dans le soutien de l’économie.

En effet, en l’absence manifeste des organisations européennes depuis le début de la crise, nous demandons à ce que les Etats confrontés à cette crise prennent les choses en main et se coordonnent pour organiser la reconstruction de ce secteur actuellement en grande difficultés.

La crise et la relance sera longue, mais elle finira, nous en sommes convaincus. Il est, selon nous, le temps de réfléchir à une reconstruction intelligente. A Brussels Airlines, tout n’est pas à jeter (Star Alliance et les liaisons vers l’Afrique, notamment).

Il nous parait urgent que les responsables politiques prennent leurs responsabilités en se coordonnant de manière transnationale afin de négocier d’une seule voix vis-à-vis des entreprises transnationales actuellement en difficulté, afin de garder la main dans la reconstruction du secteur. Cela nous parait indispensables si on veut que ce secteur se reconstruise tel que nous le désirons, en évitant de répéter les erreurs du passé.

Cette reconstruction du secteur doit se faire, selon nous, par le biais d’une entente entre Etats dans leurs négociations avec la Lufthansa, et non de manière diffuse Etat par Etat comme si les enjeux n’avaient qu’un intérêt national dans une crise qui demande une reconstruction coordonnée au niveau transnational. L’absence criante de l’Europe en ce moment ne permet pas d’autres choix.

L’emploi de milliers de travailleurs en dépend, de même que le développement d’un secteur aérien qui ne doit pas tomber dans les mains des entreprises low cost, qui, on le sait, ne se plieront jamais n’importe quelle règle que l’on voudrait leur imposer en ce qui concerne l’emploi, l’écologie, ni même le respect des passagers. La liberté donnée aux compagnies low cost ne doit pas nous faire oublier que nous n’avons jamais rien fait, dans le passé, pour les empêcher de développer leur modèle qui va à l’encontre de tous les principes sociaux ou écologiques pour lesquels les Etats se disent soucieux, alors qu’ils n’ont jamais rien fait pour les faire respecter. Il est remps que cela change.

Le moment nous semble donc venu de se mobiliser pour reconstruire le secteur en évitant de reproduire les erreurs du passé. La concurrence, la liberté des marchés et l’absence d’initiatives crédibles de la part de ce qui existe encore de l’Europe ne nous aideront jamais à sortir de cette crise.

Pour répondre aux angoisses des travailleurs, en tant que représentants syndicaux, nous voulons des éclaircissements concrets sur l’avenir de l’entreprise et du secteur pour se remettre le plus vite possible autour de la table afin d’en discuter avec les dirigeants de l’entreprise.