Le mardi 16 mai, quelque 200 militants syndicaux feront une piqûre de rappel au ministre fédéral de la Santé Vandenbroucke. Après la manifestation réussie de janvier, les syndicats ont rendu visite au ministre pour lui faire part de leurs revendications. Il est rapidement apparu qu'il n'y avait aucune volonté de débloquer les fonds nécessaires. Toutefois, le secteur tire la sonnette d'alarme depuis longtemps déjà. La charge de travail est trop importante, et par conséquent, proposer des soins de qualité devient de plus en plus difficile.
Pas de budget pour le secteur des soins
En janvier, les travailleurs du Non-marchand sont descendus en masse dans la rue. 22.000 personnes se sont fait entendre et ont exigé :
- Une réduction collective du temps de travail pour tous les travailleurs ;
- De l’attention pour la formation continue ;
- Du soutien pour les charges physiques et mentales ;
- Un travail faisable avec un horaire réaliste et sans flexibilité débridée ;
- Que le numérique ne soit pas une charge administrative supplémentaire.
Suite à cette manifestation réussie, le SETCa a été invité par le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral.
Rapidement, le gouvernement nous a fait comprendre que les budgets étaient limités et qu'ils ne débloqueraient pas de fonds supplémentaires.
L'accord social fédéral, qui s'applique aux hôpitaux, aux soins à domicile, etc., est valable jusqu'en 2023. Bien que notre cahier de revendications soit prêt, le ministre Vandenbroucke a annoncé que nous ne devions pas compter sur des moyens supplémentaires.
Problème de culture ou problème d'argent ?
Entre-temps, nous entendons chaque jour comment l'argent du budget est géré : augmentation des pensions des parlementaires, plus d'un demi-million d'euros pour un centre d'expérience autour du chocolat, le lancement d'une application de promenades... L'argent n'est donc pas épuisé, ce sont les travailleurs qui le sont.
Pour ne rien arranger, les ministres ont également déclaré dans la presse que le Non-marchand ne devrait pas demander chaque fois plus de moyens et qu’il y a un problème de culture dans le secteur. [ADC1] Une énième gifle pour les travailleurs. Le SETCa souligne le sous-financement historique qui fausse de plus en plus la situation. Il ne s'agit pas d'un problème de culture mais d'un problème d'argent.
Le 16 mai, des militants se déguiseront en ministre et recevront une piqûre symbolique, avec pour message « une piqûre de rappel pour les soins de santé ».
Le Non-marchand est un secteur essentiel qui touche toute la population. Il est temps de le reconnaître.
Infos pratiques :
11h : cabinet du ministre Vandenbroucke
Rue de la Loi 23
1040 Bruxelles
