Nous avions suspendu les actions dans l’espoir de renouer un dialogue social.
C’est le cas. Un nouveau Conseil d’Entreprise Extraordinaire vient d’être convoqué pour ce mercredi 15 février après-midi.
Nous ne sommes toujours pas dupes mais il est évident que jamais nous ne pouvons rater l’occasion de renouer un dialogue social constructif.
Un refus de notre part serait une fois de plus traduit par les sbires de la direction comme étant un geste d’irresponsabilité de notre part. Trop belle occasion de critiquer les organisations syndicales !
Donc, nous participerons à ce CEE mais, soyons clairs, comme nous le sommes depuis le début: nous ne viendrons pas pour donner bonne conscience à qui que ce soit. Nous ne viendrons pas pour faire de la figuration. Nous viendrons avec le mandat des travailleurs.
Nous viendrons pour obtenir des solutions. En d’autres termes, des garanties pour le personnel qui reste et des possibilités réelles et correctes de départ pour ceux dont la vie deviendrait insupportable chez un franchisé.
La direction parle toujours de licenciement collectif que nous souhaiterions. Ce n’est pas une revendication de notre part, nous ne souhaitons aucun licenciement.
La procédure Renault ne serait qu’une conséquence du plan de la direction si aucune garantie n’était accordée au personnel transféré. La vérité est là.
Les signaux que vous avez envoyés la semaine dernière étaient clairs et notre message l’est tout autant : « Ne décevez pas votre personnel, il a droit au respect, à des conditions de transfert garanties au-delà de la CCT 32 bis ».
Si la direction ne cherche qu’à gagner du temps, ce sera une réunion pour rien voire la réunion de trop… qui ne fera que recharger le brasier de la colère.
Ce n’est ni une menace, ni un constat, juste la vérité.
