Les travailleurs des secteurs des soins et du bien-être mènent une action pour la troisième fois déjà cette année. Ils descendront dans la rue mardi 13 juin avec le message Trav-aïe, ça suffit. Le SETCa a déjà demandé des investissements supplémentaires dans ces secteurs, mais a reçu une réponse négative de la part des ministres compétents Frank Vandenbroucke (gouvernement fédéral) et Hilde Crevits (gouvernement flamand). Le SETCa demande que l'on s’attèle enfin à la réduction de la charge de travail afin que le travail reste faisable et que les soins puissent être garantis. Pour ce faire, des moyens supplémentaires sont nécessaires. Il est temps de donner un signal politique fort.
Pour appuyer cette demande, une grande manifestation partira de Bruxelles-Nord mardi à 10h30. Les secrétaires SETCa compétents seront présents à 10h à l'intersection du boulevard du Roi Albert II et de la rue Frère Orban (voir plan ci-dessous) pour des interviews et des précisions sur le contexte.
Pourquoi manifestons-nous à nouveau ?
Nous n’étions pas moins de 22.500 manifestants en janvier, lorsque nous avons tiré la sonnette d'alarme sur la situation du travail dans les différents secteurs du Non-marchand. Après cette manifestation réussie, nous avons rendu visite aux ministres concernés avec un mandat clair pour leur faire part de nos revendications. À côté de beaucoup de compréhension, il y a surtout un silence assourdissant sur le budget...
Les deux ministres reconnaissent les nombreux problèmes auxquels le secteur est confronté, mais ne libèrent pas de ressources pour les résoudre.
« Le 16 mai, lors d'une action symbolique, nous avons fait aux deux ministres une « piqûre de rappel pour les soins de santé » afin de les réveiller. Cela ne s’est pas avéré non plus un remède miracle », indique Johan Van Eeghem, vice-président du SETCa.
« Il y a bien eu des investissements ces dernières années dans les secteurs qui sont dans la rue aujourd'hui », poursuit le responsable du syndicat socialiste, « le niveau fédéral a pris les devants et le gouvernement flamand a suivi avec réticence. Nous reconnaissons ces efforts, bien sûr, mais ils s'avèrent insuffisants ».
« Malheureusement, dans les années qui ont précédé la crise du covid, aux niveaux flamand et fédéral, les gouvernements Bourgeois et Michel n’ont cessé de faire des économies dans les secteurs », ajoute son collègue secrétaire fédéral Evert Persoon :« Avec beaucoup de bonne volonté, nous pouvons considérer les investissements après la crise covid comme une manœuvre de rattrapage après des années d’une politique d'austérité désastreuse. Aujourd’hui, les conséquences en sont hélas criantes et connues de tous. »
Selon le syndicat socialiste, ce sont principalement les secteurs de la garde d’enfants, de l’aide sociale aux jeunes et des soins aux personnes âgées qui sont confrontés aujourd’hui à des situations critiques et à un important manque de personnel.
Nathalie Lionnet, secrétaire fédérale SETCa : « Mais nous ne pouvons pas non plus ignorer la charge de travail et le manque de personnel dans les hôpitaux et les autres secteurs non-marchands. Il faut sortir du cercle vicieux dans tous les secteurs. Cela n’est possible que par une nouvelle revalorisation des conditions de travail et de rémunération. »
Pour le SETCa, cela signifie qu'aucun sujet ne doit être évité.
Johan Van Eeghem : « Lors de notre congrès sectoriel du 9 juin, nos militants ont voté en faveur de l'inclusion d'une réduction collective du temps de travail comme solution possible aux problèmes actuels. Cela semble contradictoire à première vue, mais ce n'est pas du tout le cas. Ces secteurs sont déjà largement organisés sur la base du travail à temps partiel aujourd'hui. »
C’en est vraiment assez, c’est pourquoi nous retournons dans la rue mardi. Dans un secteur essentiel, il faut continuer à investir.
Nos revendications sont d’ores et déjà claires :
- Une réduction collective du temps de travail pour tous les travailleurs.
- De l’attention pour la formation continue.
- Du soutien pour les charges physiques et mentales.
- Un travail faisable avec un horaire réaliste et sans flexibilité débridée.
- Le numérique ne doit pas être une charge administrative supplémentaire.
- Une amélioration des conditions de travail et de rémunération afin d'être un secteur attractif pour les travailleurs actuels et futurs.
En pratique :
Mardi 13 juin, rassemblement à partir de 10h30 à Bruxelles-Nord.
Plus d’infos ? Une interview avec l'un des secrétaires fédéraux ?
Les secrétaires fédéraux et les militants/membres qui peuvent s'adresser à la presse seront présents à l'angle du boulevard du Roi Albert II et de la rue Frère Orban dès 10h (voir plan ci-dessous). Ils s’y trouveront jusqu'au départ de la manifestation.
Après la manifestation, vous pourrez les retrouver à côté du podium syndical sur l'esplanade de l’Europe.
Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre contact avec eux au préalable par téléphone ou par courriel (par exemple, pour interviewer un travailleur d'un secteur spécifique ou lui poser une question, etc.).
Nathalie Lionnet (FR), Secrétaire fédérale SETCa
+32 478 38 70 22 | NLionnet@setca-fgtb.be
Johan Van Eeghem (NL), Vice-président SETCa
+32 478 55 69 02 | JVanEeghem@bbtk-abvv.be
Evert Persoon (NL), Secrétaire fédéral SETCa
+32 486 22 26 55 | EPersoon@bbtk-abvv.be
