Tels les arbres à l’automne, le groupe Louis Delhaize perd ses feuilles voire ses branches ! De quoi susciter l’inquiétude des travailleurs de Cora.
Il y a près de 2 ans, le groupe Louis Delhaize annonçait les premiers démembrements du groupe.
En vrac : cession des magasins roumains, français, luxembourgeois à des groupes différents et concurrents. En Belgique, ce fût encore la cession de Match à Colruyt, ou plus récemment la cession de Délitraiteur à Colruyt. Aujourd’hui, on apprend via un communiqué de presse de Delhaize que ce dernier a conclu lundi un accord avec le groupe Louis Delhaize pour acquérir la totalité des actions de Delfood SA. Cette acquisition porte sur l’ensemble des 325 magasins Louis Delhaize et des commerces approvisionnés par Delfood, les services logistiques et le siège social en Belgique.
Cet accord permettrait, dixit le groupe Louis Delhaize, de donner un nouvel élan à Delfood et des possibilités de croissance, ce qui « donnera - toujours dixit Louis Delhaize- probablement de nouvelles opportunités aux travailleurs ».
Que reste-il du groupe Louis Delhaize en Belgique ?
Il subsiste encore les 7 hypermarchés, les galeries commerçantes qui les hébergent ainsi que le dépôt qui les alimentent. Ce sont donc 2.000 emplois directs qui sont concernés et certainement autant occupés dans les différentes enseignes présentes dans les galeries.
On sait « via via » que Louis Delhaize tente de se séparer de ce dernier « lot » en tout ou en partie. Assistera-t-on à une nouvelle vente par appartement, un rachat global des galeries et hypermarchés ou encore à une catastrophe sociale pour les hypers ? Aucune information ne filtre. La direction reste muette, indiquant juste que nous devons continuer à « avoir confiance ».
Une confiance difficile à accorder quand on voit comment le groupe, sur moins de deux ans, a été démantelé. Une chose est certaine : plus personne chez Louis Delhaize n’est intéressé par une activité de « retailer ». La seule chose qui les intéresse est de sauver leurs billes en vendant au plus offrant.
Rien de rassurant donc pour les près de 2.000 travailleurs de chez Cora qui connaissent leur troisième vague de restructuration et réorganisation depuis 2015.
En attendant, on ne peut que regretter que, dans le dossier sur l’harmonisation des Commissions Paritaires, Cora, tout comme Delhaize ou encore Carrefour aient pratiqué la politique de l’autruche pendant des années.
Une fois de plus, ce sont les travailleurs qui vont trinquer…
