Sur ASO
Peu d’avancées de la direction : toujours beaucoup de postes vacants, d’absents, de malades, une interprétation de la CCT différente selon les magasins qui engendre moult tensions. Seule réponse : un groupe de travail via la délégation syndicale nationale sera mis en place en janvier pour étudier la problématique des remplacements et des primes qui y sont éventuellement liées. Aucune date n’est fixée.
Aucune mesure concrète sur table donc, de quoi passer les fêtes sans solution !
Sur l’organisation de la fin d’année
Les organisations syndicales avaient réclamé le renforcement des mesures liées au bien-être, à commencer par des mesures de sécurité : des gardes devant les magasins vu la quatrième vague Covid et le fait que les clients ne sont toujours pas disciplinés sur le respect des règles sanitaires.
Au contraire des autres années, la direction a dit non à nos revendications et généralisera uniquement la présence de garde devant chaque magasin les 23, 24, 30 et 31 décembre. Pour les autres périodes, cela dépendra de la situation de chaque magasin. Les organisations syndicales avaient également demandé que les heures d’ouverture soient revues les 24 et 31 décembre, comme cela peut se faire à la concurrence, en vue de pouvoir vous permettre de souffler un peu pour le réveillon.
La direction maintient sa volonté de fermer à 18h… là aussi, pas le droit de souffler.
D’autres points relatifs au bien-être ont été mis sur la table concernant la période des fêtes. Ainsi, on a trouvé « en vrac » sur la table la revendication du 1/4h payé, comme l’an dernier pendant le mois de décembre, ou encore le maintien de l’augmentation des chèque-repas ou encore l’octroi d’une journée de congé supplémentaire. À tout cela NJET !
La direction est revenue avec comme unique proposition de vous payer en janvier une prime brute de € 70, selon les mêmes modalités que celle de € 35 déjà payée.
Entre la pression due à ASO, la Covid, la fatigue accumulée depuis un an et demi, les multiples efforts que vous avez dû réaliser, de manière discontinue, la direction tire comme conclusion qu’il n’y aura aucune mesure de bien-être, aucune mesure de sécurité, aucune mesure financière à part € 70 pour un temps plein.
70 euros, et l’éternelle reconnaissance de DLL, c’est le prix de vos efforts…
Nous nous sommes dit déçus, en colère, des propositions de la direction. En effet, dans chaque enseigne, des conflits collectifs ont eu lieu les dernières semaines et ont débouché sur des solutions constructives permettant d’avoir une bouffée d’oxygène dans chaque enseigne.
Ici, Delhaize reste clairement au balcon pendant qu’au rez-de-chaussée, vous, dans les magasins, travaillez pour que l’argent rentre, et il en est rentré de l’argent depuis 2 ans chez Delhaize.
Nous ne désespérons pas que Delhaize entende votre voix mais pour cela, il faut hausser le ton !
Nous vous proposons de vous joindre à la manifestation de ce lundi 6 décembre afin de faire comprendre à la direction que vous valez mieux que 70 misérables euros ! Du respect, c’est du bien-être au travail, c’est de la sécurité, c’est de la qualité des contrats, c’est une rémunération juste !
