En juin, le personnel des hôpitaux a lancé un nouvel appel à l’aide à destination des employeurs et des dirigeants politiques. La crise du Coronavirus a largement éprouvé ces travailleurs. Ils ont dû surmonter des épreuves terriblement difficiles et doivent faire face à une charge de travail démesurée, dans des conditions de travail très difficiles.
L’accord social non marchand conclu l’an dernier prévoyait l’octroi de moyens supplémentaires pour la mise en œuvre du nouveau modèle salarial et l’amélioration des conditions de travail. Les barèmes ont ainsi été augmentés significativement dans le secteur (depuis ce 1er juillet). Désormais, les travailleurs ont également droit à 3 semaines de congé consécutives avec 3 w-e libres. Mais à côté de ces avancées significatives, ni les responsables politiques ni les employeurs ne semblent avoir conscience de la souffrance qui se vit sur le terrain.
Malgré nos demandes répétées, négocier des conventions collectives exécutant l’amélioration des conditions de travail restait jusqu’à présent extrêmement difficile. Et plusieurs thèmes clés n’avaient pas pu trouver d’accord : stabilité des horaires, l’accès à l’augmentation d’heures de travail contractuelles, des contrats à durée indéterminée, une augmentation progressive jusqu’à 5 jours de formation continue, la nécessaire concertation sociale dans le cadre de la mise en place des réseaux hospitaliers, etc.
Pire, malgré les moyens budgétaires mis à disposition des employeurs pour créer de l’emploi et diminuer l’intensité au travail du personnel (fonds des blouses blanches), certaines institutions ne les ont pas utilisés à bon escient et ont manqué de proactivité pour recruter de nouveaux collègues, soins ou hors soins.
La charge de travail devient insoutenable et les travailleurs des établissements de santé sont à bout de souffle. Au cours des dernières semaines, différentes actions se sont tenues un peu partout dans le pays pour rappeler l’urgence de la situation.
Suite à ces vagues de protestation, les employeurs se sont finalement engagés en juillet à signer les conventions collectives sur l’amélioration des conditions de travail. Celles-ci doivent encore être avalisées par les délégués.
Au-delà des conventions collectives de travail, nous devons trouver des réponses structurelles à la pénurie.
A l’initiative du SETCa, une task force avec le Ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, a pu être mise en place pour renforcer l’attractivité des métiers.
