La direction d’AG Insurance ne veut pas honorer un accord du bureau de conciliation de la commission paritaire des Assurances. En outre, plus de 28 heures de réunion en à peine trois jours n'ont rien donné de positif pour le personnel dans les dossiers relatifs à la charge de travail trop élevée et à la CCT Télétravail.
Les syndicats ne voient d'autre possibilité que de réactiver leur préavis de grève et de déployer un plan d'action. Le mercredi 1er décembre sera d’ores et déjà marqué par une grève sur le site Sud.
Le vendredi 29 octobre, le front commun syndical et la direction d'AG Insurance parvenaient à un accord (voir annexe) lors du bureau de conciliation de la CP 306 au SPF Travail sur l'introduction de 5 mesures de crise pour le département (assurances pour) « Particuliers et Petites Entreprises (P&PE) » à Anvers et Charleroi et la fixation de deux jours de négociation sur les autres dossiers, dont la conclusion d'une CCT Télétravail. Malheureusement, la direction n'a pas respecté sa part du marché avec les syndicats et la présidente du bureau de réconciliation.
Les syndicats déplorent cette provocation et le manque de fiabilité de la direction, qui se présente pourtant comme un « Top Employer ». Malgré un bénéfice annuel net de plus de 500 millions d'euros, AG n'investit pas suffisamment dans le bien-être et la valorisation de son personnel.
Rupture de parole de la direction à propos de la crise au département P&PE
La charge de travail au département P&PE reste insoutenable et des postes restent vacants. La direction n'a pleinement mis en œuvre que 3 des 5 mesures de crise convenues. Une quatrième mesure a été introduite à moitié et la plus importante n'a pas été introduite du tout. À présent, la direction veut encore aussi annuler 1 des 3 premières mesures. De plus, ces mesures n'ont pas été introduites dans la semaine du 8/11 comme convenu, mais seulement le 22/11.
Après 2,5 jours de négociations, la direction a reconnu le manquement à la parole donnée mais refuse toujours d'honorer correctement l'accord. Elle demande même plus de flexibilité et de patience de la part du personnel...
Même pas de CCT Télétravail
Bien que la direction ait accepté de renégocier une CCT sur le télétravail, elle ne voulait en réalité accéder à aucune des demandes des syndicats :
- ni pour l'enregistrement du temps de travail avec récupération en cas de télétravail, ni pour une compensation équitable pour la disparition de cette récupération,
- ni pour la fourniture d'une chaise ergonomique, ni pour la révision de l'indemnité de télétravail existante (€ 4 par jour de télétravail),
- ni pour créer un cadre clair excluant l'arbitraire (par exemple, certains managers obligent les travailleurs à rattraper les deux jours de bureau obligatoires par semaine en cas de maladie) et garantissant l'équilibre travail/vie privée de ses travailleurs (par exemple, les travailleurs doivent demander chaque semaine l'autorisation de télétravailler et, en cas de refus inattendu, n’ont donc que de quelques jours pour réorganiser leur vie privée).
Bien que les syndicats aient récemment marqué leur accord sur toute une série de dispositions à propos de la concertation sociale, la direction refuse l’organisation d’assemblées du personnel et les mailboxes syndicales restent bloquées.
Grève ce mercredi 1er décembre
Les syndicats se voient dès lors contraints de déployer un plan d'action. Ils ont d’ores et déjà annoncé une première journée de grève ce mercredi 1er décembre sur le site de Charleroi. D'autres actions suivront aussi longtemps la direction ne voudra pas faire de concessions.
