Une nouvelle réunion devait se tenir ce 08/12 entre les interlocuteurs sociaux du secteur des sociétés de logements sociaux en Wallonie. Pour rappel, les dernières discussions n’avaient débouché sur aucune avancée, les employeurs campant inflexiblement sur leurs positions. Ceux-ci devaient revenir vers leurs instances décisionnaires pour revoir leur mandat de négociation d’ici la réunion du 08/12. Rien n’a été fait à ce niveau et la réunion a donc été tout simplement annulée.
La prochaine rencontre devrait se tenir le 21/12. Dans les faits, ce calendrier ne laisse aucune marge de manœuvre pour pouvoir encore négocier l’accès à une prime corona pour les travailleurs du secteur. Le deadline légal imposant la signature d’une CCT sur ce sujet d’ici la fin de l’année sera en effet beaucoup trop serré.
Les syndicats déplorent l’immobilisme des employeurs du secteur qui bloquent toute possibilité de pouvoir avancer dans les discussions. L’annulation de la réunion de ce 08/12 est un coup dans l’eau, un manque de respect total pour les travailleurs.
Dans le passé, le climat social a souvent été compliqué dans le secteur. Il a en effet fallu près de 3 ans pour obtenir une convention de délégation syndicale digne de ce nom. Les organisations syndicales pensaient que la concertation sociale était enfin lancée pour ce secteur nouvellement régionalisé. Les dernières réunions de négociations en vue de parvenir à un accord dans le secteur ont démontré l’inverse.
Une revendication essentielle du front commun syndical était évidemment le pouvoir d’achat.
Les travailleurs de ces sociétés ont été fortement impactés physiquement et psychologiquement par la pandémie (locataires en difficulté financière mécontents, contact de proximité dans les logements, etc…). Les patrons estiment cependant qu’ils en ont fait assez pour le bien-être de leurs collaborateurs et refusent d’octroyer la moindre concession en termes de pouvoir d’achat.
Concernant la prime corona instituée par la VIVALDI qui répond exactement à cette reconnaissance de la pénibilité d’une valeur maximale de 500 € : la réponse est non. Pourtant les syndicats ont proposé de tenir compte des avantages octroyés pour reconnaître objectivement la pénibilité déjà évoquée. Pour rappel, une convention doit être conclue à ce sujet avant le 31 décembre de cette année.
Concernant la marge salariale maximale de 0,4 % imposée par le gouvernement et applicable au 01/01/2021 : c’est également non en ce qui concerne la rétroactivité pour les 12 mois de 2021.
Le bien-être de leurs collaborateurs ne semble pas être une priorité. Les organisations syndicales exigent du respect pour les travailleurs du secteur et appellent les employeurs à avoir enfin un dialogue social constructif.
