Les organisations syndicales ont pris connaissance ce matin d l’accord intervenu dans la nuit concernant le travail de nuit.
« Nous sommes consternés de voir à quel point le Gouvernement se fait l’écho des demandes de patronales en essayant de mettre hors-jeu la concertation dans tous ses aspects sans aborder sérieusement la question globale de l’e-commerce qui est pourtant en parallèle en discussion au conseil centrale de l’économie. » rappellent les responsables SETCa, ACV Puls, CNE et CGSLB.
Depuis des années, les organisations syndicales réclament une table ronde paritaire sur l’e-commerce et plus généralement sur l’avenir du commerce ; Le débat est bien plus large et bien plus complexe que celui sur le travail de nuit.
Cette vision étriquée du gouvernement est des patrons n’apportera pas le souffle nécessaire pour pérenniser le secteur de la distribution. C’est une réflexion du début , de la production de biens jusqu’à la livraison des biens (le coursier Deliveroo) qu’il faut mener.
Pour rappel, on parle ici au bas mot de plus de 500.000 travailleurs concernés. Le gouvernement s’était engagé à une conférence large sur le sujet. Une fois de plus, il a dupé les travailleurs en trouvant des accords dans les salons feutrés du Kern et avec l’aide de Coméos.
En 2015, des accords ont été discutés et signés pour trouver l’équilibre nécessaire pour chacune des parties que ce soit en logistique ou dans le commerce de détail. Le travail de nuit a donc été rendu possible.
L’objectif du deal intervenu cette nuit est bien de mettre en place un travail de nuit au rabais sur le modèle Post NL avec des emplois précaires, temporaires au travers desquels on exploite des populations précaires traitées comme des Kleenex.
Nous continuerons le travail commencé, à savoir un vrai débat sur l’e-commerce et l’avenir du commerce . Nous mènerons ce débat à la loyale dans le secteur et dans les entreprises. Nous resterons attentifs à faire respecter la convention sectorielle de 2016 signée dans les CP du commerce physique. Si le Gouvernement lâche les travailleurs, nous nous serons à leur côté !
