Les dernières négociations entre les organisations syndicales et les employeurs du secteur des sociétés de logements sociaux en Wallonie sont quasiment au point mort. Les employeurs refusent en effet de ne concéder que très peu d’avancées. Une politique antisociale extrêmement décevante.
Dans le passé, le climat social a souvent été compliqué dans le secteur. Il a en effet fallu près de 3 ans pour obtenir une convention de délégation syndicale digne de ce nom. Les organisations syndicales pensaient que la concertation sociale était enfin lancée pour ce secteur nouvellement régionalisé. Les dernières réunions de négociations en vue de parvenir à un accord dans le secteur ont démontré l’inverse.
Une revendication essentielle du front commun syndical était évidemment le pouvoir d’achat.
Les travailleurs de ces sociétés ont été fortement impactés physiquement et psychologiquement par la pandémie (locataires en difficulté financière mécontents, contact de proximité dans les logements, etc…). Les patrons estiment cependant qu’ils en ont fait assez pour le bien-être de leurs collaborateurs et refusent d’octroyer la moindre concession en termes de pouvoir d’achat.
Concernant la prime corona instituée par la VIVALDI qui répond exactement à cette reconnaissance de la pénibilité d’une valeur maximale de 500 € : la réponse est non. Pourtant les syndicats ont proposé de tenir compte des avantages octroyés pour reconnaître objectivement la pénibilité déjà évoquée. Pour rappel, une convention doit être conclue à ce sujet avant le 31 décembre de cette année.
Concernant la marge salariale maximale de 0,4 % imposée par le gouvernement et applicable au 01/01/2021 : c’est également non en ce qui concerne la rétroactivité pour les 12 mois de 2021.
À l’issue d’une journée complète de négociations entre syndicats et employeurs, le résultat était proche de zéro.
Une nouvelle réunion est programmée le 8 décembre prochain. Les employeurs ont cependant déjà fait savoir que d’ici là, leur instance de décision ne pourra se réunir pour réajuster leur mandat de négociations. Le bien-être de leurs collaborateurs ne semble pas être une priorité. Les organisations syndicales exigent du respect pour les travailleurs du secteur et appellent les employeurs à avoir enfin un dialogue social constructif.
Vous avez dit « social » ? Certainement pas pour les travailleurs des sociétés de logements « sociaux » de Wallonie.
