En tant qu’organisation syndicale concernée, nous avons pris ce jour connaissance de pas moins de 287 licenciements et 47 fermetures de magasin au sein du groupe de mode FNG, compagnie financière holding mère au-dessus, notamment, de Brantano. Un cauchemar pour les membres du personnel concernés et leurs familles, après des mois d'incertitude et l’énorme impact émotionnel de la crise du corona.
Comme si ce n’était pas encore assez grave, le flou le plus total règne toujours sur les négociations avec les banques, les actionnaires et les obligataires à propos de l’allégement de la dette. Le management n’a pas vu d’autre issue que de demander la protection contre les créanciers auprès du tribunal. Cette procédure n’est que rarement annonciatrice de bonnes nouvelles. Apparemment, après des mois de négociations, la direction n’a toujours pas pu trouver d’accord avec ses bailleurs de fonds. Il n'y a toujours pas d’explication fondée quant aux nombreuses dépréciations et transactions d’actions douteuses. Le chien de garde belge des marchés financiers, la FSMA, ne dispose toujours pas non plus de toutes les réponses après plus de dix mois.
Comme syndicats, nous nous faisons de gros soucis sur la viabilité de l’ensemble de la chaîne de mode à long terme, même si nous mettrons tout en œuvre pour défendre les intérêts de tous les membres du le personnel chez Brantano, Fred&Ginger, au siège à Malines et dans toutes les autres chaînes de magasins.
La question pertinente auprès des travailleurs et des syndicats est de savoir si ces pertes d’emplois annoncées ne sont pas plus que le sommet de l’iceberg.
Nous attendons au plus vite des réponses explicites du management.
Le personnel, l’épine dorsale de chaque entreprise FNG, y a tout bonnement droit. Le personnel, qui est toujours resté fidèle au poste, mérite mieux que cela.
