Flexi-jobber semble être le truc à la mode. Des travailleurs « bouche-trous » dont le salaire ne coûte pas grand-chose aux entreprises. Hier, les étudiants, demain les flexi-jobbers, et puis quoi encore ? Bientôt, vos magasins n’ouvriront plus qu’avec des contrats précaires. Et pendant ce temps-là, les demandeurs d’emploi sont exclus du chômage. Cherchez l’erreur !
Au SETCa, nous défendons avant tout l’emploi de qualité, c’est-à-dire un emploi en CDI, à temps plein, avec une rémunération correcte et une charge de travail soutenable. Le SETCa ne bradera jamais l’avenir et les conditions de travail des travailleurs fixes via une multiplication des contrats précaires ! Inévitablement, cela aura des conséquences à moyen terme sur votre emploi et vos conditions de travail, ainsi que sur l’ensemble du secteur Commerce !
Pour être très clairs, le SETCa a toujours été disposé à en discuter, mais tout d’abord au niveau sectoriel. En effet, l’encadrement des contrats précaires au niveau sectoriel est nécessaire afin d’éviter un dumping social entre toutes les enseignes et éviter que les conditions de travail de tout le secteur Commerce ne soient tirées vers le bas.
Le SETCa plaide pour un encadrement de la « précarité », c’est-à-dire une CCT qui fixe des règles claires afin que l’entreprise puisse avoir recours à des contrats précaires en nombre et en volume limité.
En ce qui nous concerne, le CDI à temps plein doit rester la norme.
On pourrait convenir d’un volume d’heures par magasin réservé à des contrats dits précaires (CDD, étudiants, flexi-jobbers, intérims, stagiaires). Ex : 3% du volume d’heures presté par magasin.
Il faudrait fixer des prestations minimum par jour pour ces contrats (4h/j) de manière à ne pas créer de flexibilité malsaine entre types de contrat :
- Une CCT avec des contreparties, comme par exemple des week-ends supplémentaires, des horaires plus stables pour le personnel en CDI, ou la garantie que les heures tardives seront occupées par des CDI de manière préférentielle.
- Faire en sorte que les flexi-jobbers et autres contrats précaires bénéficient des mêmes droits que les travailleurs qu’ils remplacent.
En encadrant la précarité, on garde intacte la possibilité de vivre correctement avec un contrat de qualité dans le Commerce. Une flexibilité encadrée collectivement via ces contrats précaires est une des réponses. Négocier, c’est trouver des équilibres entre les besoins des entreprises et les droits des travailleurs ! Nous imposer les choses, ce sera non ! On peut et on doit trouver des solutions acceptables des deux côtés de la table. Nous sommes prêts à négocier, et la direction ?
Ensemble, on est plus forts.
