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Action le 4 mars à l’entrepôt Decathlon : une chaise libre pour la concertation

Lundi 4 mars au matin, les syndicats de Decathlon mèneront une nouvelle action à l'entrepôt de la chaîne de magasins. Ce sera le premier jour de travail de la nouvelle direction à l’entrepôt. Il y aura une table avec une chaise libre. Nous inviterons la direction à prendre place sur cette chaise et à discuter avec nous de l'avenir de l'emploi à Willebroek et dans les magasins.

Au Parlement, le ministre du Travail, politiquement responsable du bon déroulement de la concertation sociale, a déjà fait référence aux plaintes déposées par les syndicats auprès de l'Auditorat du Travail de Bruxelles et de l'Inspection sociale. Quelques parlementaires l'ont interrogé à ce sujet en commission des Affaires sociales. Il est également apparu qu’il était au courant que Decathlon ne s’était pas présenté aux réunions de conciliation organisées à son ministère.

Pour rappel, la concertation sociale chez Decathlon connaît un profond malaise depuis environ sept ans déjà. L'impasse vient d'un côté : la chaîne française d'articles de sport estime en effet qu'en tant qu'« entreprise libérée », elle n’a pas à se conformer à la législation sociale et du travail belges. L'exemple le plus flagrant en est le démantèlement et la délocalisation manifestes de certains éléments de l'entrepôt de Willebroek vers Tilbourg. Et ce, sans la moindre minute de concertation avec les travailleurs, malgré plusieurs dizaines de licenciements. Les conseils d'entreprise et les CPPT (réunions de sécurité officielles de l'entreprise) n’ont lieu que « sur papier » et ne durent que quelques minutes. L’entreprise répond aux piquets de grève par des exploits d'huissier. Elle pose des lapins aux réunions de conciliation au SPF Travail, vu que la direction ne s'y présente pas. Il ne s'agit là que d'un florilège succinct dans un dossier bien plus vaste, qui se trouve entre-temps aussi sur les bureaux de l'Inspection sociale et de l'Auditorat du Travail de Bruxelles.

Le 4 mars, dès 9h15, nous inviterons déjà visuellement la direction à une concertation à l’entrepôt même. Des tracts seront également distribués aux travailleurs qui effectuent les shifts du matin (6h et 10h).