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Le SETCa, affilié à la FGTB, a pour vocation de défendre et de promouvoir les intérêts de ses membres tout en affirmant son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des convictions de chacun, son refus de toute influence extérieure ou d’ingérence linguistique, philosophique ou religieuse, ainsi que son autonomie totale à l’égard des partis politiques.

Le SETCa n'accepte ni les idées ni les comportements racistes, xénophobes ou fascistes. L'adhésion à des partis ou des mouvements d'extrême droite est incompatible avec l'affiliation au SETCa.

Second round de négo chez Cora : pas par pas...

Ce 15 mai, la direction est venue avec un chiffrage précis de ce que coûterait le passif légal de la fermeture, c'est-à-dire le paiement de vos préavis et/ou indemnités de rupture. La direction nous a toujours dit avoir reçu une enveloppe identique à ce passif légal. Autrement dit, nous ne pourrons pas , selon ses dires, négocier au-delà de cette enveloppe. Par contre, des glissements seraient possibles à l'intérieur de celle-ci.

Certains vous diront que nous pourrons obtenir plus, que nous devons exiger plus. Une négociation, c’est comme un élastique, on tire, on tire, et puis le risque que l’élastique casse existe, c’est un risque, on ne sait pas quand il va survenir. 

Ici, nous sommes dans une situation particulière : si la négociation échoue, il y aura deux conséquences nous dit-on côté de la direction : le risque d’une faillite pour les travailleurs Cora et donc d’avoir juste l’intervention du fonds de fermeture et le risque de la non-reprise des galeries par Mitiska. On parle de 1400 emplois supplémentaires concernés. 

Nul ne sait prédire l’avenir mais nous pouvons être acteurs et actrices de solutions. 

De quoi avons-nous discuté ?

Nous avons obtenu de la direction des informations précises sur la réduction des surfaces dans chaque magasin. N’hésitez pas à demander à votre délégué pour votre magasin. 

Nous avons demandé un chiffrage en nombre de personnes par vague de licenciements en fonction de la réduction des rayons (et de la réduction du chiffre d’affaires). Ces chiffres nous seront donnés lors de la réunion du CCN du 2 juin. D’ici là, une enquête sera réalisée magasin par magasin, travailleur par travailleur pour savoir qui est volontaire à partir plus vite que la fermeture de son rayon. 

Pour rappel, nous avions revendiqué un geste pour les travailleurs qui après deux ans de CDD sont repassés en intérim (à l’occasion de Coraprès). On parle des travailleurs qui ont débuté un CDD au 01/01/22 ou après. La direction y réfléchit et chiffre la demande. 

Nous avons également demandé que le travailleur qui a effectué de longues durées en intérim avant de passer en CDI, voit son ancienneté en intérim prise en compte lors de son licenciement, au-delà de ce que la loi prévoit. La direction y réfléchit.

Nous avons demandé que tous les travailleurs aient accès au plan de départ, quel que soit le moment de leur départ ou le mode de départ (licenciement ou démission). 

La direction fait droit à cette demande dès lors que ce départ se situe après la date de signature de l’accord sur la fermeture. Les conditions de départ par contre, ne sont pas encore tout à fait connues. La direction insiste pour qu’une partie du préavis puisse être prestée (on parle de deux mois quelle que soit la durée du préavis), ce qui permettrait de réinjecter 12 millions d’euros dans le plan social pour d’autres mesures (notamment pour les intérimaires, les crédit-temps fin de carrière ou encore pour les cellules de reconversion). 

Les cellules de reconversion seront créées dès que possible, dès l’été. Le SETCa a réclamé un montant important dans le cadre de la reconversion des travailleurs. Avoir votre dû, lors de votre départ, est important, assurer votre reconversion pour trouver un nouvel emploi l’est tout autant.

La problématique des malades de longue durée a également été abordée. Une personne a été désignée par la direction pour faire le tour des malades de longue durée (voir de très longue durée) afin de voir ce que ces personnes envisagent pour leur avenir. La direction propose plusieurs pistes de solutions qui doivent encore être chiffrées avant que nous nous prononcions sur leur intérêt, leur opportunité. Ce tour des malades de longue durée sera terminé pour le 2 juin. Nous attendons notamment de la direction qu’elle nous fournisse des exemples clairs sur les compléments qui pourraient être versés en cas de rupture pour force majeure médicale. 

Nous voulons des solutions justes et équitables pour tous. La direction s’est dite intéressée d’améliorer le sort des crédit temps mi-temps fin de carrière ou encore des différents problèmes issus des périodes d’intérim…mais cela devra être fait à l’intérieur de l’enveloppe fermée. 

La prestation de deux mois de préavis pourrait créer un espace pour résoudre en tout ou partie ces problèmes. Ne rejetons pas d’office cette piste. 

Beaucoup de questions attendent encore des réponses. Restez à l’écoute de vos délégués. Le chemin de la négociation est étroit, la faillite doit rester dans nos esprits. Ce n’est pas une menace, c’est un triste constat. 

Nous pensons que l’enveloppe de négociation doit pouvoir être assouplie, élargie pour construire un accord avec la direction. C’est aussi le message clair que le SETCa a envoyé à la direction. 

C’est avec ces éléments en tête que nous devons faire les bons choix. D’autres points secondaires ont encore été évoqués mais non finalisés. 

La prochaine réunion, celle du 21 mai sera une réunion CE extra où Mitiska sera présent et où nous pourrons relayer les craintes et questions. Le 2 juin, ce sera un nouveau CCN où la direction nous apportera des réponses plus précises à nos revendications afin d’avancer, nous l’espérons sur des solutions. 

Entre-temps, courage à tous, vos délégués œuvrent pour le meilleur pour tous. 

Ensemble, on est plus forts !