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Cora : L'accord synonyme de survie de l’entreprise !

C’est en tout cas ce que nous dit la direction Cora depuis des semaines. Un accord sous le sapin ou la catastrophe ne serait pas évitable en 2024 ! Autrement dit encore, sans nouveaux efforts du personnel, l’actionnaire ne mettra pas la main au portefeuille. C’est donc dans ce contexte que nous avons négocié pendant plus de 6 semaines. Devons-nous crier victoire, NON… Nous ne pouvons pas oublier que le groupe Louis Delhaize a vendu toutes ses activités Retail alimentaire, en ce compris en Belgique (MATCH) et que donc, c’est la fin positive d’un épisode, mais pas la fin de l’histoire. A nous, à faire qu’il y ait encore beaucoup d’épisodes et un avenir pour l’emploi chez Cora !

Que contient l’accord ? 

Volonté et objectifs poursuivis par la direction : 

  • Assurer la continuité de l’activité de l’entreprise.
  • Un impact significatif et immédiat sur les résultats financiers 
  • Nécessité de mise en œuvre rapide du plan.
  • Pérenniser l’activité de l’entreprise et les emplois qui doivent rester de qualité

Un monitoring du plan sera fait constamment via les CE et DS et 3 CCN sur le sujet et seront prévus chaque année pendant la durée du plan. La direction ne pourra donc pas faire n’importe quoi ! La direction reconnait que chacun devra faire des efforts pour mener à la réussite du plan, en ce compris l’encadrement !

Des économies 

Pour rappel, le plan initial se fonde sur 3 volets qui doivent permettre une réduction des coûts à concurrence de 15,5M€/an, à savoir :

La réduction des effectifs à concurrence de ~ 253 ETP :

En pratique, un stop à l’embauche tant que les objectifs de réduction de personnel ne seront pas atteints dans chaque magasin

Cette réduction des effectifs est soutenue par la récupération du temps de travail que représentent :

  • La suppression du paiement des pauses (~66 ETP). 
    En pratique, la journée des travailleurs sera allongée d’un 1/4 d’heure. Plus aucune pause ne sera pointée. Les pauses factuelles types, toilettes, sont maintenues comme par le passé. Des boissons chaudes seront mises à dispositions des travailleurs en contact avec le froid. En pratique, les travailleurs feront le choix d’une ou deux pauses de 15 minutes et donc de l’allongement de leurs horaires de 15 ou 30 minutes selon leur choix.
  • Une organisation de travail plus optimale (~172 ETP) :
    Efficacité opérationnelle optimisée : Redéfinition des bonnes pratiques métier par secteur et du déroulé d’une journée type sur base des observations réalisées au printemps 2023, des résultats des groupes de travail et des tests effectués dans les magasins pilotes de Rocourt et Hornu. Ce point sera discuté et à mettre en œuvre  dans le cadre de la concertation locale (modalités d’application)
  1. Multi-activité actualisée : Organisation cible (structure départements/rayons) impliquant une réduction équivalente à ~ 19 cadres commerciaux
  2. Modernisation du parcours d’encaissement (« Venturi »)
  3. Réorganisation des services centraux (~19 ETP)

Cette réduction des effectifs doit s’opérer par le non-remplacement des départs naturels et des démissions, par le recours au travail étudiant combiné avec la réduction des heures d’intérims et des contrats de travail à durée déterminée, mais également, suite aux négociations menées entre les parties, par le non-remplacement des travailleurs les plus anciens qui décideraient de quitter volontairement l’entreprise de manière anticipée dans le cadre du régime de chômage avec complément d’entreprise (RCC) ou de réduire leurs prestations de travail dans le cadre des emplois « fin de carrière ». Un cadastre par magasin est réalisé comme ci-dessous pour la suppression des ETP. 

Etudiants :

Le quota d’étudiants passe à 6 % des effectifs globaux par magasin (actuellement 3 %) et ce pour toutes les périodes hors vacances scolaires. Pour les vacances scolaires pas de quota maximal, soit les grandes VA, Pâques, Noël, Toussaint et Carnaval). Les étudiants pourront être présents quand les temps partiels auront reçu les heures complémentaires demandées. Les jours de présence restent limités : les mercredi après-midi, vendredi et samedi. Le dimanche, ils pourront être présents si les travailleurs volontaires ont vu leurs souhaits de travail le dimanche rencontrés.

La rationalisation des avantages salariaux extra CP 312

La direction était venue avec beaucoup d’ambition pour restreindre vos avantages extra CP 312. En finalité, les modifications seront essentiellement pour les nouveaux travailleurs, engagés à partir du 10/01/24

  • Suppression de la prime de service : la prime sera maintenue pour les travailleurs présents au 31/12/23 mais sera optimisée via une prime de jubilé (2 mois de salaires brut pour net). Pour les nouveaux travailleurs = suppression
  • Congés d’ancienneté : maintien de ceux-ci 
  • Adaptation des conditions de la CCT 90 mesure annulée pour le personnel en service au 31/12/23. Suppression pour les nouveaux
  • Suppression du complément maladie mesure annulée pour le personnel en service au 31/12/23. Applicable aux nouveaux
  • Suppression du complément chèque-repas en cas de congé de maternité/paternité et accident de travail : le complément reste pour le personnel en service au 31/12/23. 
     

Du travail du dimanche moins cher 

Sursalaire à +100% au lieu de 200% pour les prestations du dimanche (sauf temps plein qui prestent au-delà de leurs 36 h = 200% + 100%). En d’autres termes, le travail du dimanche restera sur base de volontariat, seul le sursalaire est modifié puisqu’il passe de 300% à 200 % (sauf temps plein qui prestent au-delà de leurs 36 h = 200% + 100%). Les étudiants pourront avoir accès au travail du dimanche si les désidératas du personnel ont été préalablement rencontrés. 

Des RCC et des crédits-temps fin de carrière (sur base volontaire)

Pour arriver aux attentes de la direction, il faut mettre un plan de RCC sur 4 ans (1 an + 3 x renouvelable si les conditions d’entreprises en difficultés sont toujours présentes) ainsi que des fins de carrière allégées (aussi renouvelable pour 3 ans) via des crédits temps 1/5 (avec prime unique d’encouragement de 1000 € ) et ½ temps (avec prime unique d’encouragement de 2000€ brut). 

Un tract spécifique plus complet suivra sur ces deux mesures. 

Du pouvoir d’achat en plus… une faible contre-partie mais elle a le mérite d’exister !

a. Chèques-repas 

Les chèques-repas resteront à durée indéterminée à 8 € pour tous les travailleurs à l’exception des étudiants et ce quelle que soit la date d’entrée en service. 

b. Réduction au personnel

À compter du 01/01/2024 et pour une durée indéterminée, l’avantage tarifaire sur les achats personnels est porté à 30% (en lieu et place de 20%)

c. Pouvoir d’achat

À partir de 2024, les travailleurs Cora en service au 31/12/2023, à l’exception des étudiants et des intérimaires, bénéficieront d’éco-chèques selon les principes suivants (pour les détails, voir tract séparé):

En 2024, tous les travailleurs, quel que soit leur régime de travail (temps partiels et temps plein), auront des éco-chèques d’une valeur de 200€

A partir de 2025, 

  • Durée de travail hebdomadaire
  • Montant à partir de 2025
  • À partir de 27h/semaine
  • 100€
  • À partir de 20h et en-dessous de 27h/semaine
  • 80€
  • À partir de 17,5h et en-dessous de 20h/semaine
  • 60€
  • Moins de 17,5h/semaine
  • 40€
  • Contrats de 8h/semaine et contrats d’un jour
  • 30€

Comment analyser ce résultat ? 

Il s’agit bel et bien d’un plan de restructuration. 

Les bruits de faillite se faisaient de plus en plus sérieux et nous ne pouvions prendre le risque de la disparition des 2000 emplois.

En ce sens, les organisations syndicales ont cherché des solutions équilibrées qui puissent permettre la continuation pérenne de l’activité et qui puissent sauvegarder des conditions de travail correctes. C’était l’équilibre à trouver. 

La plupart des mesures d’économie budgétées ne seront pas réalisées au départ des travailleurs en service au 31 décembre 2023. Les « régressions », c’est-à-dire le retour aux conditions de la CP 312 seront essentiellement applicables aux nouveaux travailleurs. 

Une exception notable, le non-paiement des pauses. Néanmoins, celle-ci seront planifiées au niveau local et ne feront plus l’objet de pointage. Gageons que le bon sens l’emporte au niveau local !

La possibilité est aussi laissée de repasser à un quart d’heure de pause, soit la pose légale. 

L’autre point important pour la direction est l’élargissement du travail étudiant. 

Contrairement à ce qui existe dans d’autres entreprises, il restera chez Cora un cadre strict à respecter quant au travail, étudiant. Comme par le passé, l’utilisation des étudiants reste limitée selon les jours et dans le cadre de quotas stricts par magasin et en fonction de l’évolution réelle de l’effectif, il ne s’agit pas donc d’un élargissement « sauvage » du travail étudiant. 

Derniers points importants

  • un plan de RCC et de crédit temps fin de carrière sur 4 ans qui permettra aux plus âgés de décélérer ou de quitter l’entreprise. Une fois les économies réalisées (253 ETP, les remplacements seront, à nouveau, possibles) 
  • des mesures pouvoir d’achat sont mises en place : pérennisation des CR à 8 € pour tous les travailleurs et renforcement des réductions au personnel, mis en place d’éco-chèques. 

Nous espérons que tout un chacun pourra estimer à leur juste valeur les améliorations qui ont été obtenues par rapport au plan initial et qui assure, nous l’espérons un avenir au long court pour l’entreprise Cora. C’est en tout cas dans cet objectif là que nous avons négocié ! On ne pourra pas dire que les travailleurs et leurs représentants ont saboté l’avenir de l’entreprise ! Merci de votre confiance.