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Le SETCa, affilié à la FGTB, a pour vocation de défendre et de promouvoir les intérêts de ses membres tout en affirmant son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des convictions de chacun, son refus de toute influence extérieure ou d’ingérence linguistique, philosophique ou religieuse, ainsi que son autonomie totale à l’égard des partis politiques.

Le SETCa n'accepte ni les idées ni les comportements racistes, xénophobes ou fascistes. L'adhésion à des partis ou des mouvements d'extrême droite est incompatible avec l'affiliation au SETCa.

Carrefour veut déréguler complètement les conditions de travail

Ce 12 février se tenait une réunion de délégation syndicale nationale chez Carrefour. Le SETCa avait expressément demandé à Carrefour de sortir du bois et de mettre fin aux rumeurs qu’entendent les travailleurs depuis des semaines. Le SETCa s’est entendu dire que Carrefour aimerait utiliser toutes les mesures de dérégulation que le Gouvernement leur a offertes dans la déclaration gouvernementale. Le problème ne se limite évidemment pas à Carrefour. Aujourd'hui, c'est Carrefour, qui sera le prochain ? La coalition Arizona mettra encore plus à l'écart la concertation sociale et veillera à ce que chaque entreprise fasse ce qu'elle veut. Quel est encore l'avenir du commerce dans ce contexte ?

Vers une dérégulation complète

Jusqu'il y a peu, Carrefour n'avait encore jamais mis sur papier d’exigences particulières en matière de flexibilité. Comme par hasard, elles arrivent 10 jours après l'accord gouvernemental, qui ouvre la porte à une dérégulation. Voici ces exigences :
•     Pouvoir ouvrir tous les magasins à 8h du matin.
•     Avoir la possibilité d’ouvrir tous les magasins, quel que soit leur format, le dimanche matin.
•     Si à un moment le Gouvernement l’autorise, les magasins seraient ouverts 7 jours sur 7 (c’est d’ailleurs dit à demi-mots dans la déclaration gouvernementale). Nous nous dirigeons vers une américanisation complète du marché du travail.
•     La direction est également demandeuse que les horaires soient affichés bien moins à l’avance que maintenant. Pour rappel, c’est actuellement entre 4 et 6 semaines à l'avance. À l'avenir, ce délai serait porté à 2 semaines.
•     La direction veut aussi faire des économies sur les salaires. Les salaires du personnel en place resteraient garantis, par contre, pour le personnel ancien et nouveau, les sursalaires relatifs au dimanche ou encore « les tardives » seraient revus à la baisse.
•     La direction est également demandeuse d’avoir des flexi-jobbers dans les magasins. D’une part, cela permettrait, selon la direction, de pallier au manque de bras dans les magasins et d’autre part, cela permettrait de faire des économies vu leur coût au rabais. Il s'agit là d'un énième exemple de l'éviction des emplois ordinaires par des flexi-jobs.
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Il est clair que Carrefour mise pleinement sur le moins-disant social et veut utiliser tous les moyens pour faire régresser les conditions de travail. Carrefour affirme agir de la sorte pour faire face à la pénurie de personnel. En réalité, ils veulent simplement réduire les coûts. Ce gouvernement leur permet, ainsi qu'à d'autres, de le faire. Ce sont les travailleurs qui paient.

Que réclame le SETCa ?

Le SETCa n’acceptera aucune dégradation des conditions de travail. Si les employeurs du commerce faisaient un effort pour rendre les emplois plus attrayants, ils trouveraient peut-être plus rapidement des travailleurs. De plus, la concertation sociale est mise hors-jeu. Les discussions sur la flexibilité doivent en effet être menées dans le contexte de l'harmonisation des commissions paritaires. Ainsi, la présidente Myriam Delmée précise : « Nous voulons des solutions pour redynamiser le commerce, pour arriver à une harmonisation à la hausse des commissions paritaires, pas de moins disant social, un avenir correct pour les travailleurs ! »